Le safran est implanté sur le territoire de Boynes vers le XIVéme siècle par un membre de la famille POCAIRE, Seigneurs de Boynes, Mousseaux et Chemault qui l'aurait rapporté d' Avignon (Jean Pocaire mort en 1306).
La culture du safran se répand aux villages environnants et la renommée devient internationale.
En 1870 cette culture occupait encore 1134 hectares avec un rendement de 9 à 12 kg/hectare.
Au XVIème siècle, RONSARD a écrit :

Don Morin dans son "Histoire du Gâtinais" parue en 1630 écrit :
( Le terroir de Boynes abonde en safran principalement, et les habitants des environs en font grand trafic; les Allemands y font tous les ans une descente, pour acheter de cette marchandise, et il s'en vend pour plus de 300 000 livres par an. Il est autant estimé que celui qui croît sur le mont Liban.)
En 1698, un édit du roi Louis XIV officialise la culture du safran dans le Gâtinais.
Le premier mémoire sur le safran du Gâtinais date de 1766, par De La Taille Des Essarts.
Dans les années 1730, il sauve même le safran du Gâtinais, ravagé par un mystérieux champignon.
La fin du XIXème siècle voit le déclin de la culture du safran en Gâtinais. Au XXème siècle, elle a quasiment disparue.
Affichette trouvée dans un grenier à Boynes
Actuellement accrochée dans la salle à manger de nos chambres d'hôtes

La culture du Safran à Nancray sur Rimarde
En 1874, il y avait 45 hectares de Safran à Nancray (Monographie de l'instituteur André Chevilllard en 1874, livre de Nancray-sur-Rimarde).
Mr Picard, un ancien habitant du hameau de la Nerville s'est rappelé avoir cueilli du safran dans sa jeunesse du côté du "Gouffre" entre la rivière et la route de Courcelles.
Notre petite safranière
Juillet 2011 la safranière s’agrandit nous passons de 25m² à 100m², faute de place nous déplaçons la safranière à Villeneuve un hameau de Nancray, la récolte 2011 a été très faible ...en cause.... les raisons climatiques. Novembre 2011 les garennes mangent toutes les feuilles, une grave maladie m'empêche de protéger ma safranière à temps.
Octobre 2012, aucune fleur, le gel de l'hiver et les lapins ont détruit les oignons.
Heureusement nous avions gardé une petite parcelle à la maison qui nous suffit pour notre consommation personnelle.